Identification



Rasputch ou la Smala de l'Apocalypse
Écrit par Rasputch   
30 / 07 / 2006
Moi, mes goûts, mes persos et mes jeux !

 

   La pluie battante sur la capote de mon cabriolet me remémorait toutes sortes de souvenirs d'enfance, à la fois sucrés et amers, un étrange mélange en quelques sortes, tout comme la sauce de ce hamburger que j'avais avalé en vitesse avant de venir me perdre dans ce trou paumé au milieu de nulle part. J'avais éteint la radio, les programmes deviennent brouillés dans ces zones bordées de forêts denses, il m'a même semblé y descerner la mélopée sourde d'une quelconque radio amateur écrasant les grandes ondes nationales, vociférant ses insanités à un improbable Dieu degénéré.

    Je ne m'expliquais toujours pas l'heure tardive du rendez-vous et j'en venais à maudire l'absence d'éclairage, le rougeoiement de mon mégot finissant m'éblouissait presque. J'entrouvrais la fenêtre pour m'en débarrasser, le bruit rageur de la pluie envahit mon véhicule, emplissant l'habitacle comme un ancien monstre animé d'une haine sensible envers mes oreilles. Un coup d'oeil rapide dans le rétroviseur, seul bien sûr, la route était déserte, qui d'autre pourrait bien avoir envie de venir risquer son âme ici ? Un haussement d'épaule plus tard, je contemplais un instant l'éclat flamboyant du mégot s'écrasant sur le bitume avant que celui-ci ne soit noyé par la fureur aveugle d'un ciel bas et sans étoiles, qui béait, là, juste par delà le toit de ma voiture. Je dus ralentir pour pouvoir discerner les symboles sur le panneau indicateur, j'étais presque arrivé, il était temps de quitter la securité de l'autoroute.

    M'engageant sur l'échangeur, je grimpais quelques peu en direction d'une vague colline. C'est précisement ce moment que choisit un éclair pour zébrer l'horizon, révélant en couleurs blafardes la portion de route qui serpentait devant moi, entre ces massifs arborés et les quelques silhouettes de bâtiments, probablement déserts à cette heure indue. Réprimant un frisson, j'adaptais ma vitesse à ce cauchemar humide. Une nouvelle colline, ou prétendue telle, un nouveau panneau indicateur bien peu serviable. Me voici aux portes du Village, pauvre bourgade rejetée aux confins de la civilisation, comme échouée là, si proche et pourtant si lointaine de l'autoroute salvatrice. J'avais presque envie de ne pas respecter le feu rouge marquant l'entrée dans l'agglomération, j'avais presque l'impression qu'il me hurlait de faire demi-tour, mais la pluie couvrait tout. Une gare, ici, sur le plan je n'avais meme pas vu de ligne de chemin de fer pourtant. En face gisait un bar tabac, lui aussi clos.

    La pluie semblait se calmer doucement, je zigzaguais dans les ruelles à peine éclairées, comme si la lumière elle même ne parvenait pas à s'imposer aux ténèbres. L'envie d'allumer une nouvelle cigarette me prenait au cou, j'avais comme l'impression que le bref éclair de mon briquet suffirait à repousser les monstres imaginaires qui peuplaient cet environnement couleur néant. Je garais mon vehicule près d'un batiment d'aspect bas et menaçant, celui que je devais voir n'était pas loin, tapi dans son antre. Le traquer ne fut pas chose aisée, le contacter encore moins, j'ai eu l'impression d'avoir à apprivoiser une sorte d'animal sauvage, toujours fuyant.

    J'écrasais mon imperméable sur mes joues avant de sortir affronter la pluie, le goût âcre du manque de nicotine montait déjà dans ma gorge, je crachais pour m'en débarrasser et commençais à courir vers un immeuble de taille moyenne, lieu de la rencontre. Une sorte de petit vestibule en marquait l'entrée, je me surpris à m'étonner qu'un interphone siegât ici. J'écrasais un moment le bouton correspondant à mon rendez-vous. La réponse fut rapide, quoiqu'inhumaine. Je chassais les inquiétudes qui embrumaient mon esprit et j'énonçais distinctement mon nom et le but de ma visite. Quelques instants plus tard, la lourde porte me gratifia d'un son désagréable, marquant son ouverture. Je l'empruntai et entamai la montée des quelques escaliers qui me séparaient de mon destin. Quand je me présentais au bout du couloir sombre, la porte était déjà entrouverte, je ralentis inconsciemment, ma peur grandissait à chaque pas, mon imagination menaçait de perdre tout contrôle. La porte s'ouvrit soudainement alors que j'avais tendu la main pour la pousser ... et une figure joviale, quoique barbue m'accueillit.


    "Bonsoir, Hugues deClaire, journaliste à la Gazette", énonçais-je encore, puisque ne sachant pas à quel point je pouvais faire confiance à l'interphone rencontré plus tôt.
    "Entrez, je vous prie, le temps n'est pas des plus agréable en ce moment", articulait la forme devant moi. Une étrange odeur de lilas me caressait les narines. Je posais mon imperméable et sortais mon matériel d'interview ...

 ----

Bon, tout le monde a bieeeeen eu le temps d'apprecier ce petit passage à la 'rencontre avec un vampire', on peut donc passer au reste. Ah et aussi on va faire beaucoup plus simple, parce que le style lyrique ca gavouille un peu quand même.

Je suis Rasputch, bon gros Nerd et Furry Level 1, de base, même pas d'armure mais j'ai pleins d'objets pointus. Le JDR c'est fun, surtout pour moi qui fait une emphase sur le 'J' (c'est jeu pour ceux qui ont pas suivis), j'adore m'amuser, dire des conneries, faire des quotes débiles (surtout quand il faut pas), sortir des phrases à l'emporte pièce, me moquer des phrases tordues des autres et être tourné en ridicule quand je dis une ânerie plus grosse que moi.

J'ai un très gros faible pour les jeux de découverte, surtout s'il y a un univers magique et/ou inconnu. Garou y tiens une place assez importante, même si mon premier jeu fut Vampire. Ah, et n'oublions surtout pas Kult, qui m'a plus ou moins propulsé MJ (la bonne blague). Je tiens l'improvisation en très haut respect et j'essaye de faire des interactions crédibles, même si le bullshit est vraiment pas me specialité, mais en tant que rôliste, un vrai, je me dois d'être capable de tenter même les choses où j'ai du mal. Non mais.

 ----

 Ah, les personnages préférés .... curieusement, la plupart de mes personnages les plus recherchés sont ceux que je hais le plus.

 Le premier est le plus célèbre, fabriqué sur un demi coin de table avant de me lancer dans une campagne atroce et tortueuse, Charles (de Saint-Sienne, s'il vous plaît) ex-etudiant ... et techniquement ex-humain puisque Garou maintenant, passe la plupart de son temps à éviter les crises de nerfs, a été propulsé chef de meute d'une entité que la plupart des garou souhaiteraient voire éteinte, la légendaire Meute des Empreintes Profondes. Une sacrée bande de boulets qui redoutent le moment où on va leur demander de sauver le monde. Le pauvre bestiau a brutalement vieilli ces derniers temps, et sa santé mentale est, au mieux, vacillante. Devenu complètement suicidaire suite à de longues soirées torture-chips, il lui reste toujours cette petite flamme au fond des yeux, mais de quel bois fait-il feu ?

 Autre connu, et maintenant à la retraite, Stéphane Fèvre (mais est-ce son vrai nom ?) amnésique au grand coeur et à la santé fragile, a sautruit le monde avec son équipe de joyeux lurons, un autre garou forcé, natif canadien poursuivi par ses cauchemars et ses voeux de vangeance et un pseudo-militaire croisé avec une machine à découper le jambon, aka Meulator, le tigre garou qui vient vous découper vos BSD avant que vous ayez pu les commencer, et un clown triste qui devait porter l'héritage de Coyote et c'est avéré avoir beaucoup de capacités spéciales avec ses doigts (comme les perdre ou les mettre dans des yeux).

 Un autre pour la route ? Allez ... mais on va passer du coté obscur. Un gars rondouillard, rigolo et tout rouge (hey, j'ai pas dit qu'il était présentable !), l'unique et inimitable (et lourdement équipe en grenades) Robert Duglut ! (googlez-le, ça vaut le détour). Bon évidemment, en tant que fomori et serviteur du grand Ver, mieux vaut pas le croiser au détour d'une ruelle sombre, il pourrait avoir soudainement envie de faire des décorations murales en forme de chiens avec vos boyaux. Bref cette ordure sert le mal, et aime ça. Subtilité, discrétion et finesse, connaît pas.

 Allez, j'ai assez gâché d'octets comme ça :)

-R